Livre
Un bateau pour le Liban
Le vendredi 25 aout 2006, en pleine guerre entre Israël et le Hezbollah qui détruisait – une fois de plus – le Liban, un bateau, le Cap Camarat, a quitté Marseille avec , a bord, deux milles tonnes de marchandises diverses.
La veille, l’armée israélienne avait donné l’autorisation d’accostage.
La traversée a durée sept jours. Roger en a rapporté un livre d’impressions et un album de photos.
Extraits
« Hier au soir, un rapprochement d’images m’a fait mal.
Pour protéger au mieux la marchandise mise en pontée, l’équipage a utilisé les bâches des camions de l’UNHCR.
Bien sur ces camions sont blancs ; bien sur ces bâches sont blanches mais ces camions Mercédès pour le transport de personnes avec deux bancs se tournant le dos sur l’épine dorsale du camion sont exactement les mêmes que ceux qu’utilisait la Gestapo pour transporter les prisonniers qui partaient
vers les camps de la mort. »
Si vous êtes un jour sur un navire, faites l’expérience.
Montez à l’arrière du navire et regardez sa trace dans l’eau. Sur 20 mètres, peut être 50 au maximum, vous verrez des bouillonnements blancs puis des clapotis blancs sur le haut des vagues.
Je vous promets, notre sillon visible sur la mer ne va pas au delà de 50 mètres.
La mer est marqué de façon on ne peut plus éphémère.
Pourtant, si vous levez les yeux progressivement, vous pouvez identifier la trace de votre navire jusqu’à l’horizon. La mer semble avoir été marquée par deux saignées parallèles depuis l’horizon jusqu’à l’arrière du navire ».